MICHAEL deviendra-t-il un ouragan majeur avant de frapper la Floride?

MICHAEL deviendra-t-il un ouragan majeur avant de frapper la Floride?

Le 09/10/2018 à 14:08 0

Dans Infos Cyclone

Pourquoi MICHAEL qui évolue dans le golfe du Mexique pourrait devenir un ouragan majeur avant de frapper la Floride? Éléments de réponse.

Les ravages de l'ouragan ANDREW sur la Floride en 1992 ©NOAA

Impact prévu mercredi sur les côtes de la Floride

Un nouvel épisode cyclonique est en cours dans le bassin nord atlantique. Cette fois-ci c'est dans le golfe du Mexique que cette activité s'est développée aboutissant sur l'ouragan MICHAEL. Ce phénomène est suivi de très près dans la mesure où les tendances de trajectoires et d'intensité suggèrent que l'Etat américain de la Floride sera frappé de plein fouet mercredi.

MICHAEL est un système de petite taille né en mer des Caraïbes. Le phénomène a emprunté le canal du Yucatàn ces dernières 24h, provoquant de forte précipitation sur l'ouest de Cuba. En suivant une trajectoire nord la tempête est entrée dans le Golfe du Mexique. Dans le même temps elle s'est renforcée pour atteindre le statut d'ouragan.

Ouragan MICHAEL golfe du Mexique ©NOAA

©NOAA

A 09 utc, l'ouragan était situé à environ 680 km au sud de Panama City (Floride). Il se déplaçait en direction du nord nord-ouest à la vitesse de 19 km/h. La pression centrale est de 973 hPa et les rafales près de l’œil dépassent les 180 km/h.

MICHAEL, potentiellement un ouragan de catégorie 3

Les dernières simulations continuent de suggérer la baisse du cisaillement dans le Golfe du Mexique. C'est la raison pour laquelle le Centre des Ouragans de Miami estime que MICHAEL deviendra un ouragan majeur avant l'atterrissage sur les côtes de la Floride mercredi.

Prévision trajectoire ouragan MICHAEL

©NHC

Les modèles de prévisions numériques valident le scénario d'un cyclone s'intensifiant rapidement en approche des Etats-Unis au cours des prochaines 24h à 36h. MICHAEL est prévu devenir un ouragan de catégorie 3 et la zone d'impact située au niveau de la Panhandle de Floride selon le NHC.

Rick Scott, le gouverneur de la Floride annonce la couleur. Selon lui, il est prévu que l'ouragan MICHAEL sera la tempête la plus destructrice à frapper le Panhandle de Floride depuis des décennies. Par la suite, le phénomène poursuivra sa route vers le nord-est en traversant les Etats de Géorgie, de Caroline du nord et du sud.

PR

Source : NHC

EL NINO - influence sur les lieux de cyclogénèses?

Le 07/09/2013


Avant le début de chaque saison cyclonique, la question la plus fréquemment posée est de savoir si la saison à venir sera active ou pas. ENSO (El Niño Oscillation australe) est un facteur particulièrement surveillé car il serait déterminant dans l'ampleur de l'activité cyclonique dans plusieurs bassins. Dans le bassin sud ouest de l'Océan Indien, son influence est loin d'être évidente. Cependant, le Bureau of meteorology Australien a réalisé une carte qui permettrait d'identifier les lieux propices aux cyclogenèses, en fonction que l'ENSO soit en phase Neutre, El Nino ou La Nina. Ces cartes sont réalisées à partir de données sur 36 ans (1969/1970 à 2005/2006). Selon les prévisions réalisées au 02/09/13 par le BOM (voir carte en bas de page), la saison cyclonique 2013-2014 devrait se dérouler globalement en phase plus ou moins neutre. En observant les cartes on peut voir qu'en phase "Neutre" les zones de cyclogénèses sont plutôt bien réparties sur toute la longeur de l'Océan Indien sans qu'il y ait une région plus préviligiée que d'autres. Le BOM publiera le Mardi 15 Octobre 2013 ses prévisions sur la saison cyclonique 2013-2014. Cette date est le premier grand rendez vous des chasseurs de cyclone pour l'Océan Indien Sud, ouvrant le bal des prévisions sur l'activité cyclonique à venir.


 



 

JUILLET 2013 : le plus sec jamais enregistré à La Réunion depuis 50 ans (Météo France Réunion)

Le 24/08/2013

ACTUALITE DU MOIS PAR METEO FRANCE REUNION


 

Rapport à la normale(%) JUILLET 2013 
 

"Après 4 saisons des pluies consécutives déficitaires, la saison des pluies 2012-2013 (décembre à avril) s'est montrée plus généreuse, affichant un bilan global légèrement excédentaire (proche des +5%). Cet excédent est essentiellement dû aux pluies générées par les 2 systèmes tropicaux (Dumile et Felleng) qui ont transité à proximité de notre île au début de l'année. Ces pluies ont permis de résorber une partie des déficits qui perduraient dans le sud-ouest de l'île depuis 2 ans.

La saison sèche a débuté par des mois de mai et de juin fortement déficitaires (respectivement -50% et -40%). Le mois de juillet, quant à lui, affiche un déficit record (-60% en moyenne), ce qui le classe au 1er rang des mois de juillet les plus secs depuis 50 ans (bilan établi à partir de 30 postes).

 

Cumul en Juillet 2013 

 

En panne d'alizés humides, la partie est de l'île, pourtant la plus arrosée, affiche des déficits entre -60 et –70%. Le nord-ouest est resté très sec par manque de débordements pluvieux ; les déficits sont proches de -80% dans ce secteur. Au final, c'est le sud-ouest qui bénéficient des déficits les plus faibles (-50% en moyenne) et notamment certains postes du Tampon et de l'Entre-Deux qui présentent un bilan proche de la normale (-5%). Les pluies liées au passage d'un froid assez actif dans la nuit du 18 au 19 ont contribué en grande partie à limiter les déficits dans cette partie de La Réunion.

Quelques chiffres :
- il est tombé moins de 5 mm d'eau sur de nombreux postes du nord-ouest. - au Chaudron, on n'a relevé que 7,5 mm (la normale étant de 38 mm), soit le 4ème plus faible cumul depuis 45 ans.
- le poste le plus arrosé en juillet (Hauts de Ste-Rose) n'a recueilli "que 248 mm", ce qui correspond au plus
faible cumul jamais enregistré pour un mois de juillet depuis l'ouverture du poste en 1973 (la normale étant de 903 mm pour ce poste en juillet)."

(Source : Météo France Réunion)

A la vue des trimestres (mai-juin-juillet) depuis 50 ans, celui de 2013 est le plus sec jamais enregistré; le déficit moyen sur les 3 mois s'établit à 50%. La faiblesse des alizés, nettement moins humides qu'habituellement explique en grande partie ce déficit record. (Source : Météo France)

 

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